Un joueur éliminé dès le premier tour d’un tournoi du Grand Chelem peut repartir avec plus de 70 000 euros, tandis que certains finalistes gagnent moins que leurs homologues sponsors. Les contrats de sponsoring dépassent parfois largement les primes de victoire, créant d’importants écarts entre les revenus affichés et les gains réels sur le court.Dans ce classement, les chiffres ne reflètent pas seulement les performances sportives, mais aussi la capacité à attirer les marques et à négocier des accords exclusifs. Les écarts de revenus entre les têtes d’affiche et les autres joueurs n’ont jamais été aussi marqués.
Les revenus des stars du tennis : comprendre les chiffres qui font tourner la tête
Le temps où remporter un tournoi suffisait à bâtir une fortune est terminé. Aujourd’hui, les montants atteignent des hauteurs vertigineuses, portés autant par les primes de match que par tout ce qui se joue loin du filet. Chaque année, les palmarès financiers révèlent la puissance de frappe des contrats commerciaux, soulignant l’écart croissant entre les gains acquis sur le court et ceux négociés hors caméra.
Le prize money, c’est la récompense directe pour chaque performance. Les sommes varient selon les tournois, et une demi-finale d’un Grand Chelem ou une victoire en Masters 1000 peut immédiatement peser plusieurs millions sur le compte en banque. L’égalité homme-femme sur les quatre tournois majeurs est devenue la norme, mais les classements financiers restent encore dominés par un cercle très restreint de stars mondiales.
Voici, pour donner un aperçu, les noms et fortunes qui structurent le sommet du classement cette année :
- Carlos Alcaraz : 48,3 millions de dollars en 2024
- Jannik Sinner : 47,3 millions
- Coco Gauff, première femme de ce classement : 37,2 millions
- Novak Djokovic : 29,6 millions
- Aryna Sabalenka : 27,6 millions
- Qin Wen Zheng : 26,1 millions
- Iga Swiatek : 24 millions
La raquette ne suffit pas à forger les écarts. La notoriété mondiale, l’art d’attirer les marques ou d’enchaîner les apparitions médias bouleversent la hiérarchie purement sportive. Plus que jamais, la réalité économique du tennis se lit dans ces revenus hors-tournoi qui modèlent de nouveaux leaders et multiplient les exemples de trajectoires fulgurantes.
Classement 2024 : qui sont les joueurs et joueuses de tennis les mieux payés ?
Cette année, le thermostat financier grimpe encore. Carlos Alcaraz s’impose tout en haut, flanqué de 48,3 millions de dollars accumulés sur la saison. Son ascension en flèche, son style accrocheur mais aussi son portefeuille de sponsors (BMW, Louis Vuitton…) dictent le tempo d’une génération née pour franchir des plafonds. Dans son sillage, Jannik Sinner, nouveau leader charismatique du circuit (47,3 millions), convertit ses triomphes et son image lisse en véritables filons, épaulé par l’appui de grandes maisons internationales.
Côté féminin, Coco Gauff domine avec 37,2 millions raflés grâce à son titre à l’US Open, mais aussi une stratégie de partenariats pensée dans les moindres détails. New Balance, Bose, Carol’s Daughter, UPS : chaque marque veut sa part de succès. Novak Djokovic s’invite malgré la jeunesse montante, en fidélisant ses collaborations de longue date, tout près devant Aryna Sabalenka et ses alliances Nike-Wilson. L’émergence de Qin Wen Zheng montre l’influence croissante du marché asiatique et d’autres grands noms viennent dynamiser ce top dynamique : Iga Swiatek, Taylor Fritz, Frances Tiafoe, Daniil Medvedev, Naomi Osaka. Un palmarès qui brise l’uniformité d’autrefois et fait surgir une vague d’énergies diverses et renouvelées.
Primes, sponsors, exhibitions : d’où proviennent réellement les gains des champions ?
Les revenus d’un champion du tennis se structurent autour de trois piliers à parts presque égales. D’abord, les gains des tournois, fruit du score et de l’exploit sur le court. Pour donner un repère, l’US Open distribue cette année près de 66 millions d’euros, devant Roland-Garros (56,35 millions), Wimbledon (58,32 millions) et l’Open d’Australie (58,18 millions). Les chiffres dépassent l’entendement, amplifiés par une égalité hommes-femmes désormais actée sur les quatre plus grands rendez-vous.
Ensuite, viennent les contrats de sponsoring. Les visages les plus exposés du jeu signent avec des dizaines de marques internationales, qui misent sur leur charisme, leur histoire et leur popularité croissante. On les retrouve associés à des logos prestigieux dans la mode, l’horlogerie, l’automobile ou la tech. Pour certains, ces engagements rapportent bien plus que la victoire finale elle-même : on pense notamment à Alcaraz et Sinner, mais aussi à Coco Gauff, dont l’influence dépasse déjà largement le cadre des courts.
Enfin, les exhibitions privées ajoutent une dernière couche au gâteau. Rares mais copieuses, ces invitations hors-circuit garantissent aux plus célèbres des podiums exclusifs, à l’écart du calendrier officiel, souvent loin des regards et pour des montants à six ou sept chiffres.
Pour rendre plus lisible la répartition des revenus, voici les trois principales sources qui garnissent les comptes des joueuses et joueurs les mieux payés :
- Prize money : sommes attribuées en fonction des résultats sur le circuit
- Sponsors : engagements contractuels avec de grandes enseignes
- Exhibitions : matches hors-saison et prestations privées, rémunérées gracieusement
L’argent dans le tennis : tendances, records et surprises à retenir cette année
Les récompenses distribuées lors des plus grands tournois atteignent cette année leur plus haut niveau historique. L’US Open dépasse les 65 millions d’euros, tandis que Wimbledon et l’Australie s’alignent à plus de 58 millions, tirant vers le haut tous les autres tournois du circuit. Cette flambée bénéficie à toute la pyramide, offrant des perspectives inédites à la fois aux favoris et à la relève. La parité financière instaurée sur les principaux tournois commence à remodeler la hiérarchie du sport.
En tête, Carlos Alcaraz (48,3 millions), Jannik Sinner (47,3 millions) et Coco Gauff (37,2 millions) imposent une nouvelle vague de figures influentes et de conquérants planétaires. De jeunes visages comme Sinner ou Qin Wen Zheng accélèrent ce renouvellement sans précédent : le haut du classement s’élargit, les profils se diversifient, l’origine géographique des stars s’étend.
Le circuit féminin en profite : Aryna Sabalenka, Iga Swiatek et Qin Wen Zheng multiplient les revenus, s’affichant désormais aux côtés des hommes et séduisant un nombre croissant de marques internationales. Cette redistribution des cartes transforme le paysage du tennis, qui ne repose plus uniquement sur ses icônes historiques mais sur une génération vibrante prête à saisir les opportunités de demain.
Dans ce décor où chaque victoire, chaque spot publicitaire redistribue la donne, la prochaine révélation financière viendra peut-être de là où on ne l’attend pas. Le classement reste ouvert, et le jeu, plus incertain que jamais.


